lundi 31 janvier 2011

Mise à jour et changement d'horaire...

Pour ceux qui n'ont pas suivi, et moi-même j'ai bien besoin d'une mise à jour, après l'Irlande et Malte nous somme partis au Mozambique pendant un mois. Nous devions y rester plus longtemps, mais on a dû écourter ce superbe voyage pour plusieurs raison, dont notamment un départ imprévu pour le Japon.

En effet, les japonais nous envient Pompier en secret depuis bien longtemps et ils lui ont offert un emploi dans la boîte de sa marque préférée : Vestax.
Comment refuser ce départ? J'ai bien essayé de négocier une masure bretonne, un emploi chez Kiloutou, et un p'tit chien-chien qu'on aurait appelé Poochie, mais les japonais avaient apparemment plus d'arguments que moi, et nous voici à Tokyo depuis deux semaines (enfin à Setagaya-ku, au sud ouest de Tokyo, un peu le Saint-Cloud d'ici...).

Comme mon cerveau est un peu obnubilé par mes aventures quotidiennes et rocambolesques au pays du soleil levant, nous allons squizzer l'Afwique, (je sais, c'est moche de faire ça, mais ça me permettra d'intégrer la notion de flashback un peu plus tard) et je vais directement vous parler du Japon.

Et bien sûr de la nourriture, parce que ça nous arrive au moins deux fois par jour de manger, et que je vis donc deux fois par jour un moment unique...

La première fois que nous étions venus au Japon, en bon touristes, nous avions mangé au restaurant la plupart du temps, et subsisté en mode chips à la fin du voyage, car ruinés nous étions.

Cette fois ci, il s'agit de ne pas tout dépenser à l'Izakaïa du coin (les bars enfumés où l'on vous sert des brochettes), nous sommes donc allés faire des courses, afin de -pensions nous- manger sainement et pour pas cher.

Première constatation : au Japon, tout coûte cher. Sauf le soja et le poisson sec. Hum.
Je ne parle même pas du Camembert "Gérard Sélection"
issu de nos belles campagnes champennoises....


Seconde constatation : au Japon, la plupart des articles proposés dans les supermarchés sont des produits déjà transformés, souvent lyophilisés, saupoudrés de "5ème goût". Il y a peu de produits de base.


Troisième constatation : impossible de lire les étiquettes !! Ça, c'est un problème.
C'est un peu la pêche à la ligne pour choisir les noodles, on verra si c'est bon et on essaiera de retenir la tête de la boîte pour la prochaine fois... il faut "prendre ses marques" quoi !! Eheh!
Quant aux boissons, les jus de fruits que j'ai pu goûter sont assez bizarres (le jus de mangue à 1€ a un vague goût de Malibu, au petit déjeuner c'est perturbant) et les autres boissons me font peur...
Qu'est ce que je prends, la noire ou la blanche??? Je crois que c'est du thé froid, mais c'est sans garantie...

Heureusement, y a pléthore de restaurants au Japon. Et après trois jours de soja cru et de chou chinois, j'avoue que je suis prête à y aller, tant pis pour la bourse...
Mais cela occasionne encore un problème pour nous autres ignares : il faut commander !!
Et là, joker : la plupart des menus sont illustrés, et beaucoup de restaurants présentent en vitrine leurs plats "phares" coulés en résine... bon il faut réussir à emmener la serveuse avec soi dans la rue pour lui montrer ce qui nous fait envie. (Comment ça, y'a rien qui vous fait envie??)

Et en cas d'urgence, la mondialisation ne nous épargnant pas, nous avons le "Ma-ku-do-na-ru-Do" (c'est ce qu'on lit sur la première ligne)
(la ligne du dessous y'a écrit Ha-N-Pa--Ga-- mais alors ça, ça ne me dit rien du tout)
Alors pour ne pas dépérir, et puisque comme le dit si bien Pompier "On va pas s'pousser pour deux chips" (expression toute personelle), je me suis offert aujourd'hui les courses du bonheur : du soja, une espèce de salade bizarre entre la roquette et le pissenlit, des chips le plus nature possible (j'ai du mal avec les chips aux algues) et un max de produits d'import : Fromage Gérard, Confiture, Jambon Italien, Chocolat, et des Haribo (ah oui, il faut pas m'en mettre sous le nez des haribo)
Le tout pour la modique somme de 34€ (oui j'ai abusé pour le fromage à 6€ et le jambon à 3€...)

Les petits malins remarqueront cette magnifique baguette à 2€ qui a passé un sale quart d'heure en compagnie de ses compères le jambon, le beurre et la salade, ainsi que ce petit mignon pain au chocolat qui a rempli sa mission kamikaze-goûter il y a peu.
Eh bien figurez-vous qu'il y a plein de boulangeries à Tokyo. En tous cas pour le moment j'en ai vu au moins trois.

Et ça, ça fait plaisir.
Comme consommatrice écolo et responsable, je repasserai, mais en attendant qu'est ce que c'était bon!

Et tiens, Bonne Année puisqu'on est encore en janvier pour quelques heures!